Répétez votre rôle dans L'École des femmes : le Répétiteur lit les autres personnages à voix haute et s'arrête sur vos répliques. Gratuit, sans inscription, sur téléphone, tablette ou ordinateur.
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| Personnage | Répliques | Texte | |
|---|---|---|---|
| Arnolphe | 246 répliques | ≈ 51 min | Répéter |
| Agnès | 92 répliques | ≈ 20 min | Répéter |
| Horace | 80 répliques | ≈ 17 min | Répéter |
| Chrysalde | 40 répliques | ≈ 13 min | Répéter |
| Alain | 49 répliques | ≈ 3 min | Répéter |
| Georgette | 42 répliques | ≈ 3 min | Répéter |
| Le Notaire | 15 répliques | ≈ 2 min | Répéter |
| Oronte | 18 répliques | ≈ 2 min | Répéter |
| Enrique | 2 répliques | moins d'1 min | Répéter |
CHRYSALDEVous venez, dites-vous, pour lui donner la main ?
ARNOLPHEOui. Je veux terminer la chose dans demain.
CHRYSALDENous sommes ici seuls ; et l'on peut, ce me semble, Sans craindre d'être ouïs, y discourir ensemble. Voulez-vous qu'en ami je vous ouvre mon cœur ? Votre dessein pour vous me fait trembler de peur ; Et, de quelque façon que vous tourniez l'affaire, Prendre femme est à vous un coup bien téméraire.
ARNOLPHEIl est vrai, notre ami, peut-être que, chez vous, Vous trouvez des sujets de craindre pour chez nous. Et votre front, je crois, veut que du mariage Les cornes soient partout l'infaillible apanage.
CHRYSALDECe sont coups du hasard, dont on n'est point garant ; Et bien sot, ce me semble, est le soin qu'on en prend. Mais quand je crains pour vous, c'est cette raillerie Dont cent pauvres maris ont souffert la furie : Car enfin vous savez qu'il n'est grands ni petits Que de votre critique on ait vus garantis ; Que vos plus grands plaisirs sont, partout où vous êtes, de faire cent éclats des intrigues secrètes…
ARNOLPHEFort bien. Est-il au monde une autre ville aussi Où l'on ait des maris si patients qu'ici ? Est-ce qu'on n'en voit pas de toutes les espèces, Qui sont accommodés chez eux de toutes pièces ? L'un amasse du bien, dont sa femme fait part À ceux qui prennent soin de le faire cornard ; L'autre un peu plus heureux, mais non pas moins infâme, Voit faire tous les jours des présents à sa femme, Et d'aucun soin jaloux n'a l'esprit combattu, Parce qu'elle lui dit que c'est pour sa vertu. L'un fait beaucoup de bruit qui ne lui sert de guères ; L'autre en toute douceur laisse aller les affaires, Et, voyant arriver chez lui le damoiseau, Prend fort honnêtement ses gants et son manteau. L'une de son galant, en adroite femelle, Fait fausse confidence à son époux fidèle, Qui dort en sûreté sur un pareil appas, Et le plaint, ce galant, des soins qu'il ne perd pas : L'autre, pour se purger de sa magnificence, Dit qu'elle gagne au jeu l'argent qu'elle dépense ; Et le mari benêt, sans songer à quel jeu, Sur les gains qu'elle fait rend des grâces à Dieu. Enfin ce sont partout des sujets de satire ; Et, comme spectateur, ne puis-je pas en rire ? Puis-je pas de nos sots ?…
Texte du domaine public, d'après la transcription de Wikisource (licence CC BY-SA 4.0), mis au format du Répétiteur (personnages, actes et scènes).