Répétez votre rôle dans On ne badine pas avec l'amour : le Répétiteur lit les autres personnages à voix haute et s'arrête sur vos répliques. Gratuit, sans inscription, sur téléphone, tablette ou ordinateur.
Répéter On ne badine pas avec l'amour
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| Personnage | Répliques | Texte | |
|---|---|---|---|
| Perdican | 142 répliques | ≈ 30 min | Répéter |
| Camille | 125 répliques | ≈ 25 min | Répéter |
| Le Baron | 68 répliques | ≈ 12 min | Répéter |
| Maître Blazius | 43 répliques | ≈ 8 min | Répéter |
| Maître Bridaine | 32 répliques | ≈ 3 min | Répéter |
| Le Chœur | 18 répliques | ≈ 3 min | Répéter |
| Dame Pluche | 24 répliques | ≈ 3 min | Répéter |
| Rosette | 25 répliques | ≈ 2 min | Répéter |
| Le Paysan | 6 répliques | ≈ 1 min | Répéter |
LE CHŒURDoucement bercé sur sa mule fringante, messer Blazius s'avance dans les bleuets fleuris, vêtu de neuf, l'écritoire au côté. Comme un poupon sur l'oreiller, il se ballotte sur son ventre rebondi, et, les yeux à demi fermés, il marmotte un Pater noster dans son triple menton. Salut, maître Blazius ; vous arrivez au temps de la vendange, pareil à une amphore antique.
MAÎTRE BLAZIUSQue ceux qui veulent apprendre une nouvelle d'importance m'apportent ici premièrement un verre de vin frais.
LE CHŒURVoilà notre plus grande écuelle ; buvez, maître Blazius ; le vin est bon, vous parlerez après.
MAÎTRE BLAZIUSVous saurez, mes enfants, que le jeune Perdican, fils de notre seigneur, vient d'atteindre à sa majorité, et qu'il est reçu docteur à Paris. Il revient aujourd'hui même au château, la bouche toute pleine de façons de parler si belles et si fleuries, qu'on ne sait que lui répondre les trois quarts du temps. Toute sa gracieuse personne est un livre d'or ; il ne voit pas un brin d'herbe à terre, qu'il ne vous dise comment cela s'appelle en latin ; et quand il fait du vent ou qu'il pleut, il vous dit tout clairement pourquoi. Vous ouvrirez des yeux grands comme la porte que voilà, de le voir dérouler un des parchemins qu'il a coloriés d'encres de toutes couleurs, de ses propres mains et sans en rien dire à personne. Enfin c'est un diamant fin des pieds à la tête, et voilà ce que je viens annoncer à M. le baron. Vous sentez que cela me fait quelque honneur, à moi, qui suis son gouverneur depuis l'âge de quatre ans ; ainsi donc, mes bons amis, apportez une chaise, que je descende un peu de cette mule-ci sans me casser le cou ; la bête est tant soit peu rétive, et je ne serais pas fâché de boire encore une gorgée avant d'entrer.
LE CHŒURBuvez, maître Blazius, et reprenez vos esprits. Nous avons vu naître le petit Perdican, et il n'était pas besoin, du moment qu'il arrive, de nous en dire si long. Puissions-nous retrouver l'enfant dans le cœur de l'homme !
MAÎTRE BLAZIUSMa foi, l'écuelle est vide, je ne croyais pas avoir tout bu. Adieu ; j'ai préparé, en trottant sur la route, deux ou trois phrases sans prétention qui plairont à monseigneur ; je vais tirer la cloche. ((Il sort.))
Texte du domaine public, d'après la transcription de Wikisource (licence CC BY-SA 4.0), mis au format du Répétiteur (personnages, actes et scènes).